Avril






Pendant un peu moins de 6 semaines, elles ont fait des photos. Elles n’ont pas vu ce qu’elles prenaient car avec un appareil jetable, on ne voit rien. C’est perturbant me disent-elles.

On ne sait pas si ça a marché. 
J’ai bien mis le flash. 
Il y a mon doigt sur la photo. C’est trop sombre. 
C’est magnifique.
C’est moche.

Puis je leur ai demandé de choisir. Une, deux, trois, quelques images. Pour raconter. Quoi ? Ce que vous voulez. Rien ou tout. Trouver des ressemblances, des contraires, des harmonies, un poème... C’était peut être la partie la plus difficile mais je crois qu’elle a plu. C’est ce qu’on appelle le travail d’edition. Et il est magique car là où on pensait avoir tout râté, on peut raconter bien des choses. On se fiche de l’esthétique, ce qu’on vise, c’est l’histoire.

Mark