Toutes les nuits, je prends le même virage au-dessus du vide dans la montagne. C’est la Chartreuse, la montagne de mon père.

Toutes les nuits, je me fraye un chemin dans une forêt. Je suis grotte, arbre, fougère.

Toutes les nuits, je croise mon père dans un dédale de souvenirs qui n’en sont pas. Car ils n’existent que dans mes rêves.
Je lui invente un présent la nuit, maintenant qu’il vit dans le passé, le jour.